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La physiothérapie après un accident vasculaire du cervelet – Savoir

Savoir

La physiothérapie après un accident vasculaire du cervelet

La force est là, la coordination manque. Ce que cela signifie pour l'entraînement, quel endroit du cervelet appelle quel programme, comment se construisent le tronc, la marche, le bras et le regard, quelle quantité il faut – et à quoi vous reconnaissez que cela avance

Conseils · état août 2026 · lecture env. 35 minutes · chaque DOI vérifié individuellement

1. Ce que vous trouvez dans ce texte

Ce texte parle de l'entraînement après un accident vasculaire du cervelet. Il décrit ce que la physiothérapie examine, quels exercices viennent dans quel ordre, quelle quantité il faut, ce que vous faites à la maison et à quoi vous reconnaissez que cela avance.

Il vaut pour les deux formes : l'infarctus cérébelleux, où un vaisseau se bouche, et l'hémorragie cérébelleuse, où un vaisseau se rompt. Pour l'entraînement, la différence ne joue pas. Ce qui compte, c'est l'endroit touché dans le cervelet et ce qui manque au quotidien.

Ce qui ne figure pas ici : comment naît un accident vasculaire du cervelet, comment on le reconnaît, ce qui se passe à l'hôpital dans les premières heures et comment on en évite un second. Cela se trouve dans le texte frère AVC du cervelet : infarctus et hémorragie. Qui veut lire les deux commence par celui-là.

Ce texte s'adresse aux personnes concernées et à leurs proches. Il ne remplace pas un examen. Les exercices qui vous conviennent découlent de ce que la thérapeute trouve chez vous.

2. Ce qui est perturbé après un accident vasculaire du cervelet

Cette section reste courte. Elle ne nomme que ce qui a une conséquence pour l'entraînement.

2.1 Ce qui manque, c'est la coordination

Le cervelet ne produit pas le mouvement. Il l'ajuste. Lorsque la lésion reste limitée au cervelet, une faiblesse n'est en général pas le signe principal. La force musculaire est en principe présente, et le mouvement devient tout de même imprécis : il va trop loin ou trop court, commence au mauvais moment, ou se compose de parties qui s'accordent mal. Le terme général est ataxie, du grec « sans ordre » [1].

Deux réserves vont avec. Une personne restée des semaines peu sur ses jambes perd de la force et de l'endurance. C'est une conséquence de la moindre activité et non du cervelet, mais au quotidien cela se remarque tout autant. Et si la lésion dépasse le cervelet, vers le tronc cérébral par exemple, une véritable faiblesse s'ajoute. La section 13 décrit ce qui en découle pour le renforcement.

Il en découle le premier aiguillage du traitement. La précision et l'équilibre passent au premier plan. Le renforcement s'y ajoute, mais il n'est pas au début et ne résout pas le problème central.

Au quotidien, l'ataxie se montre sous quatre formes, et chacune a son programme :

  • Ataxie du tronc. Le tronc bascule sur le côté en position assise libre, alors que les bras et les jambes sont forts. Cette forme demande le plus d'aide dans les premiers jours.
  • Ataxie de la station debout et de la marche. Trace large, longueur de pas irrégulière, oscillations latérales, allure lente [6].
  • Ataxie du bras et de la jambe. La main passe à côté du verre et corrige par petits zigzags. Plus la cible est proche, plus le tremblement est fort.
  • Trouble du regard et de la parole. Les yeux tressautent, l'image bouge à la marche, la parole devient lente et d'intensité irrégulière.

2.2 Pourquoi le même côté du corps

Contrairement à un accident vasculaire du cerveau, les troubles de la coordination se trouvent du même côté que la lésion. Une lésion de la moitié gauche du cervelet rend imprécis les mouvements du bras gauche et de la jambe gauche [1].

Cela a une utilité pratique : si votre rapport de sortie indique une lésion à droite et que vous remarquez en même temps une main droite instable, vous avez devant vous des constats qui concordent. Pour l'entraînement, cela signifie que le côté atteint est sollicité de façon ciblée et que l'autre sert de comparaison.

2.3 Quand le tronc cérébral est touché

Le tronc cérébral se trouve juste devant le cervelet. Si la lésion l'atteint, des signes s'ajoutent qui suivent d'autres règles et qui modifient le traitement plus que tout le reste de ce texte :

  • Trouble de la déglutition. La salive, les boissons ou les aliments peuvent passer dans les voies respiratoires sans provoquer de toux. En cas d'atteinte du tronc cérébral, un trouble de la déglutition est plus fréquent et plus marqué que lorsque la lésion reste limitée au cervelet. La déglutition est toutefois évaluée après chaque accident vasculaire, avec ou sans atteinte du tronc cérébral – la section 6 le décrit. Le traitement revient à la logopédie ; la physiothérapie y contribue par la posture redressée, la force pour tousser et la mobilité du cou et du thorax [9].
  • Traction vers le côté. Le corps est tiré vers le côté de la lésion. La section 8 décrit ce qui en découle.
  • Sensibilité croisée. La douleur et la température sont moins bien perçues sur une moitié du visage et sur l'autre moitié du corps [7]. Les applications de chaleur s'y dosent au thermomètre et non d'après ce que ressent la personne.
  • Faiblesse. Les voies de la force musculaire passent par le tronc cérébral. Si elles sont touchées, une véritable faiblesse s'ajoute à l'imprécision, et le programme acquiert une part de renforcement qu'il n'aurait pas autrement.

Cette combinaison porte le nom de syndrome de Wallenberg. Le texte frère la décrit en détail sous la section 4.2.

3. Pourquoi une lésion du cervelet se travaille autrement

Cette section est le cœur du texte. Qui l'a comprise comprend chacun des exercices qui suivent.

3.1 Le cervelet compare le mouvement au retour sensoriel

Quand vous attrapez une tasse, votre cerveau prédit où sera votre main dans 200 millisecondes. Il compare cette prédiction avec ce qui revient des yeux, de la peau et des articulations. Si les deux divergent, un signal de correction apparaît. C'est le cervelet qui effectue cette comparaison [2].

Si la comparaison tombe, deux choses se produisent. Le mouvement en cours devient imprécis. Et l'adaptation à de nouvelles conditions devient plus lente, car elle repose sur le même signal de correction.

3.2 Quel apprentissage est limité et lequel ne l'est pas

Les personnes en bonne santé s'adaptent vite à un environnement modifié. Qui porte des lunettes qui décalent l'image latéralement attrape de nouveau juste après quelques essais. Cette forme d'apprentissage s'appelle apprentissage par l'erreur : le corps calcule de combien le mouvement a manqué la cible et décale le suivant d'autant. Elle dépend du cervelet et se trouve limitée après une lésion du cervelet [2].

L'apprentissage ne s'arrête pas là. Il existe plusieurs voies pour améliorer un mouvement, et elles sont touchées à des degrés différents :

  • L'apprentissage par la réussite et l'échec. Ici, seul compte le fait que le mouvement ait réussi, et non de combien il a manqué la cible. Dans une étude, 12 personnes atteintes d'une maladie du cervelet et 12 personnes de comparaison du même âge ont travaillé un geste dirigé pour lequel elles n'apprenaient après chaque essai que « atteint » ou « manqué ». Les personnes atteintes d'une maladie du cervelet ont appris, et elles ont retenu intégralement ce qu'elles avaient appris. Lorsque ces mêmes personnes voyaient à la place l'écart exact, rien n'en restait. L'ampleur de cet apprentissage variait d'une personne à l'autre et dépendait de la dispersion spontanée de leurs mouvements [33].
  • L'apprentissage par répétition. Un mouvement exécuté assez souvent devient plus fiable, même sans calcul de l'erreur. Cette voie est considérée comme largement préservée ; après une lésion du cervelet, elle est moins bien étudiée que les deux autres.
  • Les stratégies conscientes. Se dire que l'on va partir plus à gauche ou commencer plus lentement contourne le calcul de l'erreur. C'est cette voie que visent les consignes de la thérapeute.

Savoir si davantage d'explications apporte davantage d'apprentissage reste ouvert. Dans une étude, 40 personnes atteintes d'une maladie du cervelet et 40 personnes de comparaison du même âge ont travaillé pendant cinq jours un geste dirigé de l'avant-bras. Toutes se sont améliorées lorsqu'elles voyaient leur mouvement sur un écran. Un groupe recevait en plus un retour verbal détaillé et des consignes, un autre un retour ciblé sur la position articulaire. Aucun de ces ajouts n'a apporté d'avantage par rapport au simple travail avec vue sur le mouvement [34].

3.3 Trois conséquences pour la séance

  • Peu de tâches, beaucoup de répétitions. Non pas vingt exercices différents, mais quelques-uns, assez souvent. C'est la tâche qui est visée, non une exécution toujours identique : dès que quelque chose réussit avec sûreté, on fait varier l'allure, la direction, le sol et l'environnement, pour que le travail porte aussi hors du cabinet. Les recommandations pour la rééducation après AVC nomment exactement ce lien : beaucoup de répétitions sur des activités du quotidien, et sur des activités qui sollicitent [40].
  • Un retour extérieur. Un miroir, une ligne au sol, deux rubans adhésifs, une vidéo prise au téléphone, un compteur, une phrase de la thérapeute. Ils fournissent l'information qui ne vient plus de manière fiable de l'intérieur. Quelle forme agit le mieux et à quelle fréquence elle doit venir n'est pas établi : dans l'étude portant sur 40 personnes, davantage d'explications n'a pas fait mieux que moins [34]. On retire ces aides lorsque le mouvement réussit sans elles.
  • Une cible que l'on peut atteindre ou manquer. Comme l'apprentissage par la réussite et l'échec est préservé [33], les exercices reçoivent un repère clair : le gobelet sur la marque, le pied dans le carré adhésif, dix pas dans la trace. C'est pourquoi on colle et l'on compte autant dans ce traitement.

Ces trois points sont la raison pour laquelle les exercices ci-dessous paraissent si peu spectaculaires. Une ligne au sol n'est pas un expédient : c'est l'outil.

La vitesse à laquelle cela se voit varie. Des changements nets apparaissent en partie dès les premiers jours et les premières semaines, d'autres sur des mois. La section 16 décrit à quoi les reconnaître.

3.4 Ce qui reste disponible pour l'entraînement

Le cervelet garde des réserves. Si une partie du tissu est préservée, les zones voisines reprennent une partie des tâches. Pour cette capacité, un groupe d'experts international a proposé en 2020 le terme de réserve cérébelleuse [3].

Le même groupe retient que cette réserve se sollicite par l'entraînement, et que les preuves viennent surtout d'expériences animales et de petites études chez des personnes atteintes de maladies cérébelleuses évolutives [3]. L'ampleur de la réserve chez une personne donnée ne se mesure pas à l'avance. C'est pourquoi on commence, et après huit à douze semaines on regarde les mesures pour voir ce qu'il en est advenu.

4. Ce que l'endroit signifie pour votre programme

Tous les éléments des sections suivantes existent. L'endroit touché dans le cervelet indique quels troubles sont probables et par quoi il vaut la peine de commencer. Il ne décide pas seul du programme. Cela revient au bilan, au risque de chute, à la tolérance à l'effort et à ce qui vous manque au quotidien.

Cette correspondance ne se déduit pas de la seule anatomie. Dans une étude portant sur 90 personnes avec une lésion cérébelleuse circonscrite, on a vérifié pour chaque point d'image du cervelet quels troubles accompagnent une lésion à cet endroit. L'instabilité debout et à la marche tenait à la ligne médiane, l'imprécision du bras et de la jambe aux noyaux profonds et aux portions de cortex voisines, et la parole pâteuse aux portions situées à côté de la ligne médiane dans la partie supérieure du cervelet [4].

EndroitCe qui est au premier planPar quoi l'on commence
Ligne médiane, région du vermisLe tronc bascule en position assise libre, appui debout élargi, marche instable, alors que bras et jambes restent précisÉquilibre assis et debout, transfert du poids, marche dans une largeur de trace donnée
Latéralement, dans une moitié du cerveletMouvements imprécis du bras et de la jambe du même côté, tremblement en fin de geste, parole pâteuseGestes dirigés sous contrôle du regard, mouvements du quotidien, appui du bras ; logopédie pour la parole
En bas, région de l'équilibre et des yeuxVertige rotatoire, secousses des yeux, image qui bouge à la marcheStabilisation du regard, mouvements de tête dosés, marche avec rotations de la tête
Tronc cérébral touchéTrouble de la déglutition, voix rauque, traction vers le côté, sensibilité croisée, parfois faiblesseFaire d'abord évaluer la déglutition ; travail sur la verticale ; protection de la peau contre la chaleur
En profondeur, au niveau des noyaux cérébelleuxPlusieurs choses à la fois, en général plus marquées et plus tenacesPrévoir une durée de traitement plus longue, intégrer les moyens auxiliaires plus tôt

La dernière ligne mérite une explication. Au fond de chaque moitié du cervelet se trouvent les noyaux cérébelleux. Tout ce que le cervelet transmet au reste du cerveau passe par eux. Dans la même étude portant sur 90 personnes, les troubles consécutifs à une lésion touchant ces noyaux persistaient à tout âge, tandis que les lésions du cortex cérébelleux étaient mieux compensées [4]. On peut en déduire qu'une telle lésion demande plus de temps et qu'un moyen auxiliaire se discute plus souvent. C'est une déduction tirée de l'évolution observée et non une règle de traitement vérifiée – et une affirmation sur l'effort à fournir, non sur une absence d'issue.

Ces correspondances sont des repères et non un programme. Une lésion ne s'arrête pas aux frontières, et beaucoup de personnes présentent plusieurs choses à la fois. Ce qui se travaille réellement découle de l'examen et de ce qui vous manque au quotidien.

5. Le premier bilan

5.1 Ce que l'on mesure, et pourquoi

Sans valeurs de départ, il est difficile de dire six mois plus tard si quelque chose a changé. Le souvenir trompe dans les deux sens : les bons jours, le progrès paraît plus grand ; les mauvais, il semble avoir disparu. C'est pourquoi on mesure au début, puis à intervalles réguliers.

MesureCe qu'elle saisitÉtendue
Scale for the Assessment and Rating of Ataxia (SARA)Marche, station debout, assise, parole, précision du bras et de la jambe0 à 40 points, plus haut signifie plus atteint [10]
Échelle d'équilibre de Berg14 tâches d'équilibre debout et lors des transferts0 à 56 points, plus haut signifie plus sûr
Vitesse de marche sur 10 mètresTemps sur une distance en ligne droiteMètres par seconde
Distance de marche en 6 minutesEndurance à la marcheMètres
Timed Up and GoSe lever, marcher 3 mètres, faire demi-tour, revenir, s'asseoirSecondes

L'échelle d'ataxie a été développée et testée en 2006 chez 167 personnes avec une ataxie héréditaire [10]. Sur ses 40 points, 18 portent sur la marche, la station debout et l'assise [11]. Elle réagit donc surtout aux changements de stabilité du tronc et de la station debout. Une personne surtout atteinte à la main a besoin, à côté, d'une mesure qui saisit cela.

Deux choses comptent avec ces chiffres. D'abord, ils varient d'un jour à l'autre ; une mesure isolée dit peu. Ensuite, un changement dans une mesure ne signifie pas encore que le quotidien a changé. C'est pourquoi les deux sont notés : le chiffre, et ce que vous pouvez de nouveau faire au quotidien.

Selon les constatations, d'autres mesures s'ajoutent. Ces compléments sont usuels dans la pratique ; une sélection vérifiée spécifiquement pour l'AVC du cervelet n'existe pas :

  • L'équilibre en mouvement. L'échelle de Berg teste surtout des positions que l'on tient. Une personne qui se tient debout avec sûreté et vacille tout de même à la marche est mieux saisie par un test contenant marche, demi-tours, mouvements de tête et obstacles. Le Mini-BESTest et le Functional Gait Assessment sont d'usage courant.
  • Les chutes et les quasi-chutes. On note combien de fois vous avez chuté ces derniers mois et combien de fois vous vous êtes rattrapé de justesse. Les quasi-chutes sont la valeur la plus sensible, car elles sont plus nombreuses.
  • La confiance dans votre propre équilibre. Un questionnaire sur le sentiment de sécurité lors de certaines activités. Une personne peu confiante sort moins, indépendamment de ce que sa distance de marche permettrait.
  • Les vertiges. Un questionnaire sur la gêne que le vertige occasionne au quotidien. Ce que vous rapportez est ici le critère véritable.
  • La main et le bras. En cas d'imprécision du bras, un test qui saisit la préhension et la manipulation. L'échelle d'ataxie rend cela trop grossièrement.

5.2 Sur quoi repose votre équilibre

L'équilibre naît de trois sources : de ce que vous voyez ; de ce que la peau, les articulations et les muscles signalent ; et de l'organe de l'équilibre dans l'oreille interne. Le cervelet met ces trois sources en balance et modifie leur poids selon la situation. Dans l'obscurité, le sol sous les pieds compte davantage ; sur un sol mou, c'est l'œil.

Après un accident vasculaire du cervelet, cette mise en balance se dérègle. Le bilan comprend donc la question des conditions dans lesquelles l'équilibre tient et de celles où il ne tient pas :

  • se tenir debout et marcher les yeux ouverts, puis fermés,
  • sol ferme contre surface souple, un tapis de mousse épais par exemple,
  • tête immobile contre tête en mouvement,
  • pièce calme contre environnement agité : des personnes, des motifs, un bus qui démarre dans le champ de vision,
  • lumière du jour contre pénombre.

Du résultat découlent des choses concrètes. Une personne qui s'appuie fortement sur la vue est la moins sûre le soir et dans la foule ; c'est là que l'on travaille et là que l'on sécurise. Une personne qui s'effondre sur un sol souple a besoin d'exercices exactement sur ce terrain : tapis, gazon, gravier. Et une personne qui se met à osciller lors des mouvements de tête trouvera l'élément qui convient à la section 12.

5.3 Ce que vous apportez vous-même

La partie la plus utile de la première séance n'est pas les mesures, mais trois activités qui vous manquent le plus au quotidien. Le programme naît d'elles. « Je voudrais remarcher en sécurité » mène à un programme général. « Je voudrais monter les deux volées d'escaliers jusqu'à mon appartement sans me tenir » mène à un programme où le progrès se lit.

Apportez ces trois activités aussi précisément que possible, avec la distance, le sol et le moment de la journée. La section 19 indique ce qui est utile en plus.

6. Les premiers jours

Un début précoce fait partie de la prise en charge en unité neurovasculaire, le service spécialisé. Sur la dose des 24 premières heures, il existe une grande étude portant sur 2 104 personnes après un accident vasculaire [12].

Un groupe a été mobilisé fréquemment et longuement dans les 24 heures. L'autre groupe a reçu la prise en charge habituelle du service. Après trois mois, 46 personnes sur 100 du groupe à forte dose précoce étaient autonomes au quotidien. Dans le groupe avec prise en charge habituelle, elles étaient 50 sur 100 [12].

Il en découle la démarche actuelle : hors du lit tôt, par unités courtes, avec des pauses. L'étude incluait tous les types d'accident vasculaire et n'a pas été analysée séparément pour le cervelet.

Les recommandations canadiennes de rééducation de 2025 en tirent la même conclusion : pas de mobilisation à forte dose durant les 24 premières heures. On commence dès que la personne est médicalement stable, en règle générale entre 24 et 48 heures après l'événement [40].

Pendant les premiers jours, cinq choses comptent :

  1. s'asseoir en sécurité,
  2. se tenir debout en sécurité,
  3. rendre les nausées et les vertiges supportables,
  4. prévenir la pneumonie, la thrombose et les escarres,
  5. et faire évaluer la déglutition avant de manger, de boire ou de prendre un comprimé pour la première fois [32].

6.1 La déglutition est évaluée après chaque accident vasculaire

Ce point figure ici et non auprès du tronc cérébral, car il vaut indépendamment de la localisation. Les recommandations sur le traitement aigu prévoient que la déglutition soit évaluée après chaque accident vasculaire, avant que l'on mange, boive ou prenne un comprimé pour la première fois [32]. Tant que cela n'a pas eu lieu, la physiothérapie non plus ne propose rien à boire.

Qu'il en aille de même pour le cervelet seul, une analyse de 102 personnes dont l'infarctus siégeait exclusivement dans le cervelet le montre. Sur 100 de ces personnes, environ 13 présentaient un trouble de la déglutition. Il était le plus souvent léger : le plus fréquemment, le bol alimentaire glissait trop tôt vers l'arrière, tandis que des résidus importants dans la gorge ou un passage dans les voies respiratoires n'ont pas été observés dans ce groupe. Une des personnes concernées est décédée ; chez les autres, la déglutition s'est améliorée, et une a quitté l'hôpital avec des restrictions alimentaires [35].

Les deux moitiés en découlent. Une lésion du cervelet seul entraîne moins souvent un trouble de la déglutition sévère et durable qu'une lésion ailleurs dans le cerveau. Et l'on évalue tout de même chez toutes les personnes, car on ne peut pas dire à l'avance qui fait partie des 13.

6.2 Après une hémorragie

Après une hémorragie, le même principe s'applique avec deux ajouts. La tension artérielle est suivie lors du premier redressement et du premier lever, car elle est maintenue basse par des médicaments pendant cette période. Et en cas d'opération, le début dépend de l'autorisation de la neurochirurgie.

Pendant cette période, un mal de tête croissant, des vomissements croissants et une somnolence croissante doivent être signalés immédiatement. Ce sont les signes d'alerte d'un manque de place dans le crâne ; le texte frère les décrit sous la section 7.

7. Le tronc : assis et debout

La progression va de l'intérieur vers l'extérieur et du soutenu vers le libre. Le tronc doit tenir d'abord, sinon le bras n'a rien contre quoi travailler.

En cas d'ataxie du tronc, le traitement commence assis au bord du lit, avec un soutien latéral. La progression suit un ordre fixe :

  1. S'asseoir avec appui des mains, puis sans.
  2. S'asseoir et attraper vers l'avant d'une main, puis sur le côté.
  3. Se tenir debout avec un guidage des deux côtés, puis avec une main sur une barre, puis librement.
  4. Se tenir debout avec les pieds plus rapprochés.
  5. Se tenir debout en tournant la tête, en déplaçant le regard, en ramassant un objet.

Le passage à l'étape suivante se fait lorsque la précédente réussit pendant environ 30 secondes sans pas de rattrapage. Ce seuil vient de la pratique. Aucune limite validée n'existe pour cela.

Deux autres réglages s'ajoutent dès que les étapes de base sont acquises : le sol, c'est-à-dire terrain ferme puis tapis souple, et la vue, c'est-à-dire yeux ouverts puis brièvement fermés, toujours avec une sécurisation. On travaille ainsi exactement ce que la section 5.2 a évalué.

Deux choses font la différence. D'abord le retour extérieur : un miroir devant, un repère au sol entre les pieds, une main de la thérapeute qui indique où est le milieu. Ensuite le nombre de répétitions : une étape ne se travaille pas trois fois par séance, mais trente fois.

Tout ce qui précède travaille l'équilibre anticipé : vous savez ce qui arrive et vous vous y préparez. Au quotidien, c'est souvent l'autre qui décide, à savoir ce qui reste lorsque vous êtes bousculé à l'improviste ou que votre pied accroche. La section 10 décrit cette partie.

Que cela en vaille la peine est bien établi pour l'accident vasculaire en général. Une synthèse de 467 études portant sur 25 373 personnes sur la physiothérapie après un AVC désigne l'entraînement de l'équilibre assis comme la mesure au plus grand effet parmi toutes celles étudiées [13]. Pour l'équilibre au stade chronique, il existe une synthèse de 43 études ; 28 d'entre elles, portant sur 985 personnes, ont pu être regroupées pour l'échelle de Berg. Les groupes avec programme d'exercices se situaient en moyenne 2,2 points plus haut que les groupes de comparaison (intervalle de confiance à 95 % de 1,3 à 3,2) [16]. Les meilleurs résultats venaient des programmes combinant équilibre, transfert du poids et marche. Ces études incluaient tous les types d'accident vasculaire.

8. Quand le corps est tiré sur le côté

Certaines personnes sont tirées vers un côté, et cela vers le côté de la lésion. Assis, le tronc bascule de ce côté ; debout, le poids se déplace de ce côté ; à la marche, la trajectoire dévie de ce côté. Le terme médical est latéropulsion.

La raison tient à la perception. Le repère interne du « vertical » est décalé. Chez 36 personnes avec un infarctus du bord latéral du tronc cérébral, la verticale ressentie était inclinée vers le côté de l'infarctus dans tous les cas. Chez 12 de ces 36, celles dont la traction latérale était la plus forte, la position de la tête et celle des yeux étaient en plus tournées dans la même direction [8].

Il en découle la règle la plus importante de cette section : demander à la personne de se tenir droite n'aide pas. Une personne assise de travers et convaincue d'être assise droite ne peut pas se corriger d'elle-même. La verticale doit venir de l'extérieur :

  • un miroir dans lequel vous voyez votre propre inclinaison,
  • une arête verticale dans la pièce : un cadre de porte, un montant de fenêtre, un ruban adhésif au mur,
  • un fil à plomb ou une ficelle lestée,
  • une main sur l'épaule qui indique où est le milieu,
  • un mur du côté vers lequel la traction se fait.

Ce qui se travaille, c'est le redressement contre la traction : d'abord assis avec retour extérieur, puis debout, puis sans miroir. Cette démarche vient de la pratique et du raisonnement selon lequel une verticale interne décalée se remplace par une verticale externe. Une étude avec groupe de comparaison qui l'évaluerait pour la traction latérale après un accident vasculaire du tronc cérébral n'existe pas.

Pour les proches, cette section est importante. « Tiens-toi donc droit » sonne comme un manque d'effort. Il s'agit d'une perception décalée, que l'effort ne change pas.

9. La marche

Pour la marche, on travaille quatre points : la largeur de la trace, la vitesse, la posture du tronc et la sécurité dans les demi-tours.

Les exercices habituels :

  • Marcher le long d'une ligne au sol. La ligne fournit de l'extérieur le retour sur la trace.
  • Marcher avec une trace qui se rétrécit. Deux rubans adhésifs au sol donnent la largeur et se rapprochent au fil des semaines.
  • Marcher avec des changements d'allure, en s'arrêtant sur consigne, avec des changements de direction.
  • Marcher en tournant la tête ou en portant quelque chose.
  • Monter et descendre un escalier, avec une main sur la rampe.

Pour l'entraînement à la marche après un accident vasculaire, il existe une recommandation issue en 2020 d'une revue des données. Elle recommande un entraînement à la marche avec une fréquence cardiaque élevée et beaucoup de pas comme l'élément le plus efficace pour la vitesse et la distance de marche [15]. Elle concerne les personnes avec un AVC en général et suppose que la personne est assez sûre pour marcher d'un bon pas.

La même recommandation retient que les exercices d'équilibre assis et debout ne remplacent pas l'entraînement à la marche lorsqu'il s'agit de la vitesse et de la distance de marche [15]. L'équilibre se travaille parce qu'il compte pour lui-même. On marche pour mieux marcher.

Deux exigences coexistent donc et alternent dans la séance : le travail précis et lent sur la trace, et la marche soutenue et endurante. Les deux en font partie. Qui ne travaille que lentement et précisément ne devient pas plus rapide au quotidien ; qui ne fait que marcher vite perd la trace.

Pour les personnes avec une ataxie marquée, l'entraînement à la marche commence avec une sécurisation : un système de harnais, un tapis roulant avec barres, ou deux personnes pour guider. La sécurisation permet une allure et un nombre de répétitions qui seraient trop risqués sans elle.

10. Quand l'équilibre bascule à l'improviste

Jusqu'ici, il s'agissait de l'équilibre que vous voyez venir : se lever, s'étirer, faire un pas. Le corps s'y prépare. En langage spécialisé, cela s'appelle le contrôle postural anticipé.

Au quotidien, c'est souvent l'autre qui décide. Quelqu'un vous frôle dans le bus, le pied accroche le bord du tapis, le chien tire sur la laisse. Il reste alors des fractions de seconde pour poser un pas dans la bonne direction ou pour se rattraper. C'est le contrôle postural réactif. Après un accident vasculaire du cervelet, il est souvent plus atteint qu'il n'y paraît en station debout tranquille, et la station debout tranquille ne le montre pas non plus.

Il se travaille ainsi :

  • Des perturbations extérieures. La thérapeute donne une brève traction ou poussée au bassin ou à l'épaule : d'abord annoncée, plus tard sans annonce ; d'abord petite, plus tard plus forte.
  • Des pas de protection dans toutes les directions. Vers l'avant, vers l'arrière et sur le côté. Le pas latéral par-dessus la jambe d'appui est le plus difficile et celui qui manque le plus souvent au quotidien.
  • Se rattraper. À la rampe, au cadre de porte, au dossier de chaise. C'est aussi une réaction qui se travaille.
  • Des consignes imprévues pendant la marche. S'arrêter, faire demi-tour, s'écarter, enjamber quelque chose qui n'apparaît qu'au dernier moment.
  • Des sols changeants. Du sol dur au tapis, au gazon, au gravier, par-dessus un seuil, en descendant une rampe.
  • Se relever du sol. Une personne qui en est capable se remet debout seule après une chute au lieu de rester au sol jusqu'à ce que quelqu'un arrive. Cela se travaille en passant par la position à quatre pattes jusqu'à un meuble stable. Ce n'est pas adapté à tout le monde, mais cela entre en question plus tôt qu'on ne le suppose.

Cela demande une sécurisation : un système de harnais, une deuxième personne, des tapis, une rampe à portée de main. On ne travaille pas avec des perturbations non annoncées sans sécurisation.

Ce que cela apporte contre les chutes reste ouvert. Dans une étude, 88 personnes dont l'accident vasculaire remontait à plus de six mois ont reçu pendant six semaines soit un entraînement avec perturbations imprévues de l'équilibre, soit un entraînement d'équilibre habituel. Dans l'année qui a suivi, le premier groupe a chuté en moyenne 1,45 fois par personne, le second 1,72 fois ; avec les effectifs de cette étude, cette différence ne se distingue pas d'un résultat dû au hasard. La réaction à une perturbation s'est davantage améliorée dans le groupe avec entraînement aux perturbations, et cet avantage a tenu sur douze mois. Les auteurs qualifient expressément leur résultat d'indécis [41].

Pour l'accident vasculaire du cervelet en particulier, cet élément n'a pas été étudié. Il figure ici parce qu'il fait la différence entre « sûr dans la salle d'exercice » et « sûr sur le trottoir ». Sur les chutes et leur prévention, un texte à part existe sous Éviter les chutes.

11. Le bras et la main

En cas d'imprécision du geste au bras, le mouvement est décomposé puis reconstruit lentement :

  • Attraper une cible fixe, d'abord avec le coude en appui.
  • Attraper sans appui, avec contrôle du regard sur la cible.
  • Gestes du quotidien avec une cible : verser de l'eau, fermer un bouton, mettre une clé dans une serrure.
  • Écrire et dessiner, car l'ajustement fin et le retour s'y rejoignent.

Dans les premières semaines, le bras se présente souvent autrement qu'on ne l'attend. Dans une étude, 16 personnes avec un infarctus récent du cervelet ont été mesurées en pointant vers une cible. Au stade aigu, ce qui frappait avant tout, c'était la lenteur des mouvements : sur 100 de ces personnes, environ 70 avaient une vitesse et une accélération inférieures à l'intervalle du groupe de comparaison du même âge. Le désordre du déroulement passait au second plan. Deux semaines plus tard, les valeurs s'étaient nettement rétablies ; entre deux semaines et trois mois, moins de choses se sont ajoutées [36].

Pour l'entraînement, cela signifie : au début, l'allure et l'amplitude du mouvement font aussi partie du programme, et non la seule précision. Un mouvement qui ne réussit que très lentement gêne le quotidien tout autant qu'un mouvement imprécis.

Pour le tremblement de fin de geste, l'appui aide beaucoup de personnes : le coude ou l'avant-bras repose sur un support. L'oscillation diminue, car une articulation de moins entre en jeu. Le coude posé sur la table pendant le repas et un verre à couvercle avec paille produisent le même effet.

Le choix des exercices suit ici de très près le quotidien. Un geste dont vous avez besoin vingt fois par jour est un meilleur exercice qu'un geste qui n'existe qu'au cabinet.

12. Regard et vertiges

Lorsque l'image bouge à la marche ou que le vertige augmente à chaque rotation de la tête, on travaille le regard. Ces exercices s'appellent stabilisation du regard. Ils viennent du traitement des troubles de l'organe de l'équilibre et s'emploient aussi après une lésion du cerveau [18][19].

Un exercice de base habituel : vous tenez une lettre à bout de bras devant vous, la fixez et tournez lentement la tête à gauche et à droite. La lettre reste nette. La durée commence vers 20 secondes et augmente au fil des semaines. La progression passe aussi par la vitesse de rotation de la tête, par l'arrière-plan (d'abord un mur uni, plus tard une étagère chargée) et par la position de départ (assis, debout, en marchant).

Sur l'efficacité après une lésion du cerveau, il existe une analyse rétrospective de 48 prises en charge. Les personnes ont reçu en moyenne cinq traitements sur cinq mois. L'équilibre, la marche et les vertiges se sont améliorés entre le début et la fin. Il n'y avait pas de groupe de comparaison sans traitement ; une partie de l'amélioration serait donc survenue de toute façon. Parmi les sous-groupes, les personnes avec une lésion du cervelet se sont le moins améliorées [18]. La recommandation détaillée sur ces exercices concerne le trouble de l'organe de l'équilibre lui-même et non le trouble central [19] ; le transfert est usuel et moins bien étayé.

Pour l'accident vasculaire en général, il existe désormais une synthèse de 15 études avec groupe de comparaison et 769 participantes et participants. Celles et ceux qui recevaient un programme de regard et d'équilibre en plus de la rééducation habituelle avaient ensuite un meilleur équilibre ; la certitude de cette affirmation est jugée moyenne. Le temps pour se lever, marcher et faire demi-tour était en moyenne raccourci de 4,3 secondes (intervalle de confiance à 95 % de 2,0 à 6,7 secondes). Les résultats les plus nets venaient des programmes associant stabilisation du regard et mouvements de tête, et de ceux menés sur quatre semaines [38]. Cette synthèse porte sur l'accident vasculaire en général ; combien de participants avaient une lésion du cervelet seul ne s'en déduit pas.

Un point vaut indépendamment de cela : les mouvements de tête reviennent par étapes, et l'intensité se règle sur votre réaction. Un léger vertige pendant l'exercice est souhaité ; un vertige qui vous met hors circuit pendant des heures ensuite était de trop. Garder durablement la tête immobile ne fait pas sortir des troubles, car la charge ne remonte alors jamais. La rapidité de la progression varie d'une personne à l'autre.

13. Force et endurance

L'ataxie concerne la coordination. La force et l'endurance diminuent malgré tout, parce que les personnes concernées bougent moins pendant des semaines. Et les deux sont la base sur laquelle l'équilibre peut se travailler : une personne épuisée après dix minutes n'atteint pas le nombre de répétitions qui compte.

Une revue Cochrane résume 75 études portant sur 3 017 personnes après un accident vasculaire. L'entraînement d'endurance a réduit la limitation au quotidien, mesurée à la fin de la période d'entraînement. Un entraînement mixte de force et d'endurance a montré un effet plus petit dans le même sens. S'y ajoutent des améliorations de l'endurance, de la vitesse de marche et de l'équilibre. Aucun incident grave n'a été rapporté dans ces études [17].

Le renforcement suit les mêmes règles qu'ailleurs : deux à trois fois par semaine, six à douze répétitions, progression sur plusieurs semaines. En cas d'ataxie, on préfère les appareils guidés ou les exercices assis, car ils demandent moins d'équilibre. Cela permet de construire la force avant que l'équilibre ne suffise. Un texte à part traite de la progression sous Renforcement musculaire.

14. Moyens auxiliaires et lests

Une canne élargit la surface d'appui. Un déambulateur ajoute un guidage. Les deux augmentent la sécurité au quotidien et permettent des distances plus longues. Avec eux, vous vous entraînez davantage et non moins – c'est pourquoi un moyen auxiliaire se discute tôt dans ce traitement.

Certaines personnes reçoivent des manchons lestés au poignet ou un gilet lesté. L'idée : plus de masse amortit l'oscillation. Les deux applications sont inégalement étudiées et doivent rester distinctes.

Les lests au bras. Plus d'éléments s'y opposent que leur diffusion ne le laisse penser. Dans une étude, 13 personnes avec une ataxie cérébelleuse ont effectué des gestes dirigés pendant que différents lests étaient fixés au bras à leur insu. Pour des mouvements simples d'une seule articulation, on a pu trouver chez presque chaque personne un lest avec lequel elle visait plus juste. Ce même lest, le meilleur pour elle, dégradait le plus souvent la précision dès que le mouvement portait sur plusieurs articulations. Les auteurs mettent expressément en doute l'utilité des lests au bras comme traitement [37]. Le quotidien est fait de mouvements portant sur plusieurs articulations. Nous ne proposons donc pas les manchons lestés comme essai courant.

Les lests au tronc. La situation y est différente, sans être bonne. La revue sur les troubles posturaux dans l'ataxie retient que les lests au tronc ont montré un effet dans quelques petites études et que les preuves restent minces [11]. Un essai limité dans le temps, sur deux à quatre semaines, se défend, avec une question fixée à l'avance : pouvez-vous faire davantage au quotidien avec eux ? Si la réponse est non, il prend fin.

Une observation aide à situer cela. Parmi 12 personnes avec une lésion cérébelleuse circonscrite, celles dont le placement de la jambe était imprécis adaptaient moins bien leur marche à des lests supplémentaires au mollet que celles dont l'équilibre était bon ; chez elles, les noyaux cérébelleux profonds situés à côté de la ligne médiane étaient plus souvent touchés [5]. Une personne qui devient moins stable avec des lests plutôt que plus stable dispose là d'une explication possible, et l'essai est interrompu.

15. Combien et à quelle fréquence

Pour la quantité d'entraînement, un lien vaut en rééducation après AVC : plus de temps d'entraînement va de pair avec un meilleur résultat. Une analyse d'études dans lesquelles un groupe recevait plus de temps de thérapie que l'autre a trouvé un avantage pour le groupe au temps plus long. La différence était petite à moyenne (différence standardisée 0,35 ; intervalle de confiance à 95 % de 0,26 à 0,45) [14]. La synthèse de 467 études va dans le même sens : ce qui est efficace, ce sont les programmes à haut nombre de répétitions qui partent des activités du quotidien [13].

Ce que cela représente concrètement, les recommandations de 2025 pour la rééducation après AVC le disent. Pour les personnes hospitalisées ou en clinique de rééducation qui sont médicalement et neurologiquement stables, elles citent environ trois heures de thérapie ciblée, orientée sur les activités, par jour, cinq jours par semaine. Il s'agit de la somme de toutes les professions concernées – physiothérapie, ergothérapie et logopédie réunies – et non de trois heures de physiothérapie. Une personne qui rentre plus tôt et qui est suivie à domicile doit recevoir la même quantité. Pour la suite, ces mêmes recommandations citent 60 minutes par séance et par domaine, deux à cinq jours par semaine, et fixent expressément la durée selon les besoins, les objectifs et l'évolution [40].

Appliqué à un parcours habituel en Suisse, cela donne :

  • À l'hôpital : plusieurs unités courtes par jour plutôt qu'une longue, réparties entre les professions concernées.
  • En ambulatoire ensuite : souvent deux à trois séances de physiothérapie par semaine. C'est un exemple réaliste et non une dose standard validée. Rien ne s'oppose à davantage si vous le supportez et si vos objectifs l'exigent.
  • Les autres jours, un programme à domicile de 10 à 20 minutes.

15.1 Le programme à domicile

Le programme à domicile décide de la quantité totale. Deux heures de physiothérapie par semaine, c'est peu face à sept jours de quotidien.

Trois règles ont fait leurs preuves :

  • Court et rattaché. 10 à 20 minutes, accrochés à une habitude existante : après le brossage des dents, avant le journal, pendant que l'eau chauffe.
  • Peu d'exercices, souvent. Trois à cinq exercices que vous connaissez par cœur valent mieux qu'une feuille qui en contient douze.
  • Avec sécurisation. Les exercices d'équilibre à la maison se font au plan de travail de la cuisine, dans un cadre de porte, ou avec un dossier de chaise à portée de main.

Sur le degré de difficulté, une observation compte davantage que la durée pour la conception. Dans une étude, 14 personnes avec une ataxie cérébelleuse ont suivi pendant six semaines un programme d'équilibre à domicile adapté à chacune. La vitesse de marche, la longueur du pas et le temps pour se lever, marcher et faire demi-tour se sont améliorés sur les six semaines, et la plupart des améliorations tenaient encore un mois plus tard. L'ampleur de l'amélioration de la vitesse de marche dépendait de l'intensité du défi posé à l'équilibre – et non de la durée de l'entraînement, de l'âge de la personne ou de la sévérité de l'ataxie [25].

Cette étude comptait 14 participantes et participants et aucun groupe de comparaison. Elle n'établit pas l'efficacité d'un programme à domicile. Ce qu'elle montre, c'est la direction : un exercice où vous ne vacillez jamais est trop facile. Le point où cela passe tout juste est le point où l'on travaille.

15.2 Après la fin de la physiothérapie

L'entraînement continue, en groupe ou seul. La raison est dans les chiffres. Dans l'étude portant sur des personnes avec une maladie cérébelleuse évolutive qui se sont entraînées intensivement pendant quatre semaines, les progrès ont reculé en 24 semaines chez une partie des participants ; chez 22 personnes sur 42, au moins une mesure restait meilleure après 24 semaines qu'au début [22]. Dans un autre groupe, l'amélioration a tenu sur un an chez celles et ceux qui ont continué à s'entraîner [21].

Concrètement : avant la fin de la physiothérapie, on fixe ce qui continue ensuite – un groupe, une offre associative, un programme à domicile fixe, un contrôle après trois mois.

16. À quoi vous reconnaissez les progrès

Les premiers progrès nets viennent en partie en quelques jours ou semaines. Dans l'étude portant sur 16 personnes avec un infarctus récent du cervelet, le mouvement du bras s'était largement rétabli après deux semaines [36]. Dans une étude portant sur 23 personnes avec un infarctus limité au cervelet, l'instabilité debout avait entièrement disparu après trois mois [26]. Ensuite, cela continue, mais plus lentement : les plus grands pas se font dans les trois premiers mois, de plus petits s'y ajoutent sur six et douze mois [28].

Les deux extrémités de cet intervalle comptent. Une personne qui ne remarque aucun changement après deux semaines n'a pas de raison de tenir l'entraînement pour inefficace. Et une personne qui vit un grand bond dans les deux premières semaines n'a pas de raison de s'arrêter là.

Trois signes en disent plus au quotidien que la sensation d'un jour isolé :

  • Une étape de la progression est devenue stable. Ce qui demandait de l'aide il y a quatre semaines se fait seul aujourd'hui.
  • Les aides disparaissent. Le miroir n'est plus nécessaire, le ruban est plus étroit, la main sur la rampe devient un doigt sur la rampe.
  • Une de vos trois activités du quotidien fonctionne de nouveau. C'est la mesure qui compte.

Pour les mesures : comparez trimestre avec trimestre plutôt que semaine avec semaine. Et lisez un changement de mesure avec le quotidien. Une amélioration de deux points sur une échelle est un indice ; savoir si vous refaites vos courses avec, c'est la réponse.

Sur la récupération après rééducation, il existe une analyse portant sur 58 personnes arrivées en clinique de rééducation après un infarctus ou une hémorragie du cervelet. L'autonomie au quotidien a été mesurée sur une échelle de 18 à 126 points. À l'entrée, la moyenne était de 65,5 points, à la sortie de 89,8 points. Chez les 45 personnes recontactées après 19,5 mois en moyenne, la valeur moyenne était de 123,5 points [27]. Cette analyse était rétrospective et sans groupe de comparaison ; une partie de l'amélioration serait survenue sans rééducation également.

Deux choses freinent les progrès et doivent donc être abordées. La première est la fatigue : sur 100 personnes après un AVC, environ 50 rapportent une fatigue durable [30]. La seconde est l'humeur : environ 31 sur 100 développent une dépression [31]. Les deux changent la quantité d'entraînement possible, et les deux relèvent du suivi médical. S'y ajoutent, en cas de lésion des parties postérieures et latérales du cervelet, des changements dans la planification, le changement de tâche et la régulation des émotions [29], qui peuvent compliquer le respect d'un programme à domicile. Lorsqu'un programme ne tient pas, cette question vaut la peine d'être posée avant toute augmentation de la charge.

Sur les chutes et leur prévention, un texte à part existe sous Éviter les chutes.

17. Ce que donnent les études – et ce qu'elles ne donnent pas

Cette section vient volontairement après les exercices et non avant. Elle dit à quel point ce qui précède est sûr.

Peu de choses ont été étudiées directement sur l'accident vasculaire du cervelet. Une étude allemande a suivi 23 personnes avec un infarctus récent limité au cervelet pendant trois mois. L'instabilité debout avait entièrement disparu après trois mois ; un léger trouble de la marche persistait, surtout pour la vitesse. Une partie des participants a reçu pendant deux semaines un entraînement sur tapis roulant à vitesse croissante. Entre ce groupe et le groupe de comparaison, aucune différence n'est apparue [26]. Les auteurs en concluent que deux semaines sont trop peu et qu'un entraînement de coordination plus intensif devrait être étudié. Cette vérification manque encore aujourd'hui.

L'essentiel des connaissances vient des maladies cérébelleuses évolutives. Deux études font référence pour le choix des exercices :

  • Quatre semaines d'entraînement de coordination, 16 personnes. Équilibre, contrôle du tronc et gestes dirigés, avec des séances guidées et un programme quotidien à domicile. L'ataxie a diminué, et l'amélioration tenait encore après huit semaines. Les personnes avec une atteinte purement cérébelleuse en ont davantage profité que celles avec une atteinte supplémentaire des voies du retour sensoriel [20].
  • Quatre semaines de rééducation stationnaire, 42 personnes. Répartition par tirage au sort : un groupe a commencé tout de suite, l'autre quatre semaines plus tard. Le groupe traité tout de suite s'est davantage amélioré en ataxie, en vitesse de marche et en autonomie au quotidien. L'ataxie du tronc s'est plus améliorée que celle du bras et de la jambe [22].

Une revue de 19 études sur le traitement des troubles posturaux dans l'ataxie résume : il existe des preuves de certitude moyenne que la rééducation améliore la stabilité debout. Les mieux étudiées sont les ataxies évolutives et la sclérose en plaques ; deux des 19 études concernaient des personnes après un AVC [11]. Une revue sur les ataxies héréditaires aboutit au même tableau [23]. Sur cette base, un groupe d'experts international recommande un entraînement régulier de la coordination et de l'équilibre comme partie intégrante du traitement [24].

Une synthèse plus récente évalue 26 études sur la thérapie par l'exercice dans l'ataxie cérébelleuse ; 8 d'entre elles ont pu être regroupées. Sur l'échelle d'ataxie, les groupes d'exercice se situaient en moyenne 3,3 points plus bas que les groupes de comparaison (intervalle de confiance à 95 % de 2,8 à 3,7), sur l'échelle de Berg 2,6 points plus haut (de 1,1 à 4,2). Pour l'autonomie au quotidien, aucune différence n'est apparue. La certitude de ces affirmations est jugée faible à moyenne [39].

Six réserves vont avec :

  • Une autre cause. Après un accident vasculaire, le tissu s'améliore de lui-même ; dans une maladie évolutive, il se dégrade. Le transfert est plausible et non vérifié.
  • De petits groupes. Les effectifs se situent entre 14 et 42 personnes.
  • Pas d'insu. Qui s'entraîne le sait. L'attente agit sur les résultats des tests.
  • Les groupes de comparaison manquent souvent. Dans les premières semaines, beaucoup s'améliore de soi-même. Sans groupe de comparaison, la part du traitement ne se détermine pas.
  • D'autres critères. Ce qui a été mesuré, ce sont surtout des points d'échelle et la vitesse de marche. Savoir si ce qui vous manque au quotidien redevient possible est une autre question.
  • Des éléments entiers non étudiés. Pour l'entraînement aux perturbations imprévues de l'équilibre (section 10) et pour le travail contre la traction latérale (section 8), il n'existe aucune étude avec groupe de comparaison dans l'accident vasculaire du cervelet. Ils figurent dans ce texte parce qu'ils découlent du bilan, et non parce qu'ils seraient vérifiés.

En résumé : que l'entraînement après un accident vasculaire du cervelet aide est bien fondé et peu étudié pour ce tableau. De combien il aide reste ouvert. Nous le disons ici parce que vous en avez besoin pour peser – et parce qu'un cabinet qui propose de la thérapie par le mouvement n'a aucun intérêt à taire cette lacune.

18. Malentendus fréquents

  • « Je dois d'abord construire de la force, l'équilibre viendra après. » Lorsque la lésion se limite au cervelet, une faiblesse n'est en général pas le signe principal [1]. La force et l'endurance se travaillent parce qu'elles diminuent pendant les semaines de moindre activité et parce qu'elles portent la quantité d'entraînement. L'équilibre ne les attend pas.
  • « Si je force davantage, le mouvement deviendra plus précis. » Dans l'ataxie, l'effort augmente souvent l'oscillation. Ce qui aide, c'est une exécution lente, une cible claire, un appui et un retour extérieur.
  • « Le miroir est une béquille, je devrais travailler sans. » Le miroir fournit le retour qui ne vient plus de manière fiable de l'intérieur [2]. On le retire lorsque le mouvement réussit sans lui, et pas avant.
  • « Tiens-toi donc droit. » En cas de traction latérale, la verticale ressentie est décalée elle aussi [8]. La consigne tombe à vide ; il faut une verticale visible.
  • « Le vertige s'améliore si je garde la tête immobile. » Garder durablement la tête immobile ne fait pas sortir des troubles, car la charge ne remonte alors jamais. Les mouvements de tête reviennent par étapes, à une intensité réglée sur votre réaction [19][38].
  • « Les lests au poignet rendent le mouvement plus calme. » Chez 13 personnes avec une ataxie cérébelleuse, un lest adapté individuellement a amélioré les mouvements simples d'une articulation et a le plus souvent dégradé de nouveau les mouvements portant sur plusieurs articulations [37]. Les gestes du quotidien appartiennent au second groupe.
  • « De toute façon, il ne se passe rien dans les premières semaines. » Dans l'étude portant sur 16 personnes avec un infarctus du cervelet, une grande partie de la récupération du mouvement du bras s'est jouée dans les deux premières semaines [36]. Les semaines suivantes apportent encore quelque chose, mais plus lentement.
  • « Un déambulateur est un signe d'abandon. » Un moyen auxiliaire augmente la distance que vous parcourez et réduit le risque de chute. Avec lui, vous vous entraînez davantage et non moins.
  • « Deux semaines d'entraînement n'ont rien donné, donc l'entraînement ne donne rien. » Dans la seule étude d'entraînement portant directement sur l'infarctus cérébelleux, le programme durait deux semaines et n'a montré aucune différence [26]. Les programmes qui ont montré quelque chose duraient quatre semaines et se poursuivaient par un programme quotidien à domicile [20][22].
  • « Si quelque chose persiste après six mois, cela restera pour toujours. » Les plus grands progrès se font dans les trois premiers mois. De plus petits sur six et douze mois existent [28].
  • « Si je me tiens debout en sécurité dans la salle d'exercice, je suis aussi en sécurité dehors. » La station debout tranquille ne montre pas ce qui se passe lorsque vous êtes bousculé à l'improviste. Cette partie se travaille à part (section 10).
  • « Les exercices à la maison, il faut les faire longtemps pour qu'ils agissent. » Dans l'étude portant sur 14 personnes avec une ataxie cérébelleuse, l'amélioration dépendait du degré de difficulté et non de la durée [25].
  • « La physiothérapie après un AVC du cervelet est bien étudiée. » La plupart des études d'entraînement portent sur des personnes atteintes de maladies cérébelleuses évolutives [20][22]. L'accident vasculaire du cervelet lui-même a été peu étudié [26].

19. Ce que vous apportez en thérapie

Pour la première séance, ces éléments sont utiles :

  • le rapport de sortie de l'hôpital avec la localisation et le type de l'accident vasculaire,
  • en particulier la partie du cervelet touchée et l'atteinte éventuelle du tronc cérébral,
  • l'indication de savoir si un trouble de la déglutition a été constaté à l'hôpital et si la logopédie est intervenue,
  • la liste actuelle des médicaments,
  • trois activités qui vous manquent le plus au quotidien,
  • l'indication de savoir si et quand vous avez chuté, et si vous vous êtes rattrapé de justesse entre-temps,
  • vos moyens auxiliaires, si vous en avez,
  • les chaussures que vous portez au quotidien.

Questions utiles à poser à la thérapeute :

  • Quel endroit de mon cervelet est touché, et qu'est-ce que cela signifie pour le choix des exercices ?
  • Quelles mesures relevons-nous aujourd'hui pour pouvoir comparer dans trois mois ?
  • Qu'est-ce que je travaille à la maison, à quelle fréquence et pendant combien de temps ?
  • À quoi puis-je reconnaître qu'un exercice est trop facile ?
  • Que faire si j'ai des vertiges pendant l'exercice ?
  • Quand parlerons-nous d'un moyen auxiliaire ?
  • Quand travaillerons-nous ce qui se passe lors d'une perturbation imprévue – et quand le relever du sol ?
  • Qu'est-ce qui continue lorsque la physiothérapie se termine ?

20. En résumé

Après un accident vasculaire limité au cervelet, une faiblesse n'est en général pas le signe principal. Ce qui manque, c'est la coordination. La précision et l'équilibre passent donc au premier plan [1].

Comme le cervelet assure la comparaison entre le mouvement et le retour sensoriel, l'apprentissage à partir de sa propre erreur est limité [2]. D'autres voies restent utilisables : l'apprentissage par la réussite et l'échec [33], la répétition et la stratégie consciente. Le miroir, la ligne au sol, la vidéo et la phrase de la thérapeute fournissent le retour qui ne vient plus de manière fiable de l'intérieur. Quelle forme agit le mieux reste ouvert [34].

L'endroit touché dans le cervelet indique par quoi il vaut la peine de commencer. Ligne médiane : le tronc, la station debout, la marche. Latéralement : le bras, la jambe et la parole du même côté. En bas : le regard et les vertiges. Si la lésion atteint le tronc cérébral, le travail sur la verticale s'ajoute [4][7]. La décision suit le bilan, le risque de chute, la tolérance à l'effort et vos objectifs. La déglutition est évaluée après chaque accident vasculaire, avant que l'on mange ou boive pour la première fois [32][35].

La progression va du soutenu au libre et se contrôle sur des mesures et sur trois activités du quotidien. À l'équilibre anticipé s'ajoute l'équilibre réactif : pas de protection, perturbations imprévues, se relever du sol [41]. Commencer tôt, par unités courtes [12]. La quantité suit les besoins et les objectifs ; en ambulatoire, deux à trois heures par semaine sont un exemple fréquent, avec un programme à domicile de 10 à 20 minutes les autres jours [40]. Pour le programme à domicile, le degré de difficulté compte plus que la durée [25].

Les premiers progrès nets peuvent venir en quelques jours ou semaines [36] ; les plus grands pas se font dans les trois premiers mois, de plus petits s'y ajoutent au cours de l'année [28]. Après la fin de la physiothérapie, l'entraînement continue, sinon une partie des acquis se perd [21][22].

Et : que l'entraînement aide est bien fondé. De combien il aide reste ouvert pour ce tableau [26].

Le versant médical – origine, bilan, traitement aigu, prévention – se trouve dans le texte frère AVC du cervelet : infarctus et hémorragie.

Bibliographie

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Transparence

  • Auteur : Roger Hilfiker
  • Soutien par IA : la recherche bibliographique et le premier jet du texte ont été réalisés avec Claude (Anthropic). Roger Hilfiker a vérifié toutes les affirmations, tous les chiffres et toutes les sources, et a retravaillé le texte.
  • Créé : 23 août 2026
  • Mis à jour : 24 août 2026. Révisés après une relecture spécialisée : le chapitre sur l'apprentissage moteur (sections 3.2 et 3.3), l'évaluation de la déglutition (désormais section 6.1, indépendante d'une atteinte du tronc cérébral), les indications sur la quantité de thérapie (section 15) et sur le déroulement de la récupération (section 16), ainsi que la présentation des lests (section 14). Nouveaux : l'examen des conditions sensorielles (section 5.2) et l'équilibre réactif avec les pas de protection (section 10).
  • Rapport au texte frère : ce texte est la version physiothérapeutique de AVC du cervelet : infarctus et hémorragie. Celui-là décrit l'origine, le bilan et le traitement aigu, celui-ci l'entraînement. Les chiffres partagés viennent des mêmes travaux ; les numéros de la bibliographie sont autonomes pour chaque texte.
  • Sources : les 41 travaux de la bibliographie. Tous les DOI ont été vérifiés dans le registre Crossref.
  • Liens d'intérêts : le cabinet propose la physiothérapie en cas de vertiges, de troubles de l'équilibre et de maladies neurologiques comme prestation. Ce texte recommande la thérapie par le mouvement. Nous le déclarons afin que vous puissiez en tenir compte à la lecture. La section 17 nomme les lacunes des données pour la même raison.
  • Financement : Physiotherapie Tschopp & Hilfiker, 3902 Glis. Le texte a été réalisé sur les fonds propres du cabinet.
  • Prochaine révision : prévue pour août 2028

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